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Article 68 de la constitution de la République Française
Le Président de la République ne peut être destitué qu'en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat. La destitution est prononcée par le Parlement
constitué en Haute Cour.
La proposition de réunion de la Haute Cour adoptée par une des assemblées du Parlement est aussitôt transmise à l'autre qui se prononce dans les quinze jours.
La Haute Cour est présidée par le président de l'Assemblée nationale. Elle statue dans un délai d'un mois, à bulletins secrets, sur la destitution. Sa décision est d'effet immédiat.
Les décisions prises en application du présent article le sont à la majorité des deux tiers des membres composant l'assemblée concernée ou la Haute Cour. Toute délégation de vote est interdite.
Seuls sont recensés les votes favorables à la proposition de réunion de la Haute Cour ou à la destitution.
Une loi organique fixe les conditions d'application du présent article.
extrait du Fil de l'épée
Charles De Gaulle 1932
Face à l événement, c'est à soi-même que recourt l'homme de caractère. Son mouvement est d'imposer à l'action sa marque, de la prendre à son compte, d'en faire son affaire. Et loin de s'abriter sous la hiérarchie, de se cacher dans les textes, de se couvrir des comptes rendus, le voilà qui se dresse, se campe et fait front. Non qu'il veuille ignorer les ordres ou négliger les conseils, mais il a la passion de vouloir, la jalousie de décider. Non qu'il soit inconscient du risque ou dédaigneux des conséquences, mais il les mesure de bonne foi et les accepte sans ruse. Bien mieux, il embrasse l'action avec l'orgueil du maitre, car s'il s'en mêle, elle est à lui; jouissant du succès pourvu qu'il lui soit dû et lors même qu'il n'en tire pas de profit, supportant tout le poids du revers non sans quelque amère satisfaction. Bref, lutteur qui trouve au-dedans son ardeur et son propre argent, l'homme de caractère confère à l'action la noblesse; sans lui morne tâche d'esclave, grâce à lui jeu divin du héros.
Ce n'est point dire, certes, qu'il la réalise seul. D'autres y participent qui ne sont pas sans mérite d'abnégation ou d'obéissance et prodiguent leurs peines à faire ce qu'on leur dit. Certains contribuent à tracer le plan : théoriciens ou conseillers. Mais c'est du caractère que procèdent l'élément suprême, la part créatrice, le point divin, à savoir le fait d'entreprendre. De même que le talent marque l'œuvre d'art d'un cachet particulier de compréhension et d'expression, ainsi le Caractère imprime son dynamisme propre aux éléments de l'action. De là, le tour personnel que prend celle-ci du moment qu'il y participe. Moralement, il l'anime, il lui donne la vie, comme le talent fait de la matière dans le domaine de l'art.
Cette propriété de vivifier l'entreprise implique l'énergie d'en assumer les conséquences. La difficulté attire l'homme de caractère, car c'est en l'étreignant qu'il se réalise lui-même. Mais, qu'il l'ait ou non vaincue, c'est affaire entre elle et lui. Amant jaloux, il ne partage rien de ce qu'elle lui donne, ni de ce qu'elle lui coûte. Il y cherche, quoi qu'il arrive, l'âpre joie d'être responsable.
La passion d'agir par soi-même s'accompagne, évidemment, de quelque rudesse dans les procédés. L'homme de caractère incorpore à sa personne la rigueur propre à l'effort. Les subordonnés l'éprouvent et, parfois ils en gémissent. D'ailleurs, un tel chef est distant, car l'autorité ne va pas sans prestige, ni le prestige sans éloignement. Au-dessous de lui, l'on murmure tout bas de sa hauteur et de ses exigences. Mais, dans l'action, plus de censeurs! Les volontés, les espoirs s'orientent vers lui comme le fers vers l'aimant. Viennent la crise, c'est lui que l'on suit, qui lève le fardeau de ses propres bras, dussent-ils s'y rompre, et le porte sur ses reins, quand même ils en seraient brisés. Réciproquement, la confiance des petites exalte l'homme de caractère. Il se sent obligé par cette humble justice qu'on lui rend. Sa fermeté croit à mesure, mais aussi sa bienveillance, car il est né protecteur. Que l'affaire réussisse, il en distribue largement l'avantage et, dans le cas d'un revers, il n'admet pas que le reproche descende plus bas que lui. On lui rend en estime ce qu'il offre en sécurité.
Vis-à-vis des supérieurs, le train ordinaire des choses le favorise mal. Assuré dans ses jugements et conscient de sa force, il ne concède rien au désir de plaire. Le fait qu'il tire de lui-même et non point d'un ordre sa décision et sa fermeté l'éloigne souvent de l'obéissance passive. Il prétend qu'on lui donne sa tâche et qu'on le laisse maitre à son bord, exigence insupportable à beaucoup de chefs qui, faute d'embrasser les ensembles, cultivent les détails et se nourrissent de formalités. Enfin l'on redoute son audace qui ne ménage les routines ni les quiétudes. « Orgueilleux, indiscipliné », disent de lui les médiocres, traitant le pur-sang dont la bouche est sensible comme la bourrique qui refuse d'avancer, ne discernant point que l'âpreté est le revers ordinaire des puissantes natures, qu'on s'appuie seulement sur ce qui résiste et qu'il faut préférer les cœurs fermes et incommodes aux âmes faciles et sans ressort.
Mais, que les évènements deviennent graves, le péril pressant, que le salut commun exige tout à coup l'initiative, le goût du risque, la solidité, aussitôt change la perspective et la justice se fait jour. Une sorte de lame de fond pousse au premier plan l'homme de caractère. On prend son conseil, on loue son talent, on s'en remet à sa valeur. A lui, naturellement, la tâche difficile, l'effort principal, la mission décisive. Tout ce qu'il propose est en considération, tout ce qu'il demande, accordé. Au reste, il n'abuse pas et se montre bon prince, du moment qu'on l'invoque. A peine goûte-t-il la saveur de sa revanche, car l'action l'absorbe tout entier.
Ce recours unanime au Caractère, quand l'évènement l'impose, manifeste l'instinct des hommes. Tous éprouvent, au fond, la valeur suprême d'une pareille puissance. Tous ont le sentiment qu'elle constitue l'élément capital de l'action. Car enfin, s'il faut, suivant Cicéron, « étudier chaque chose dans les exemplaires les plus achevés qu'on en possède », où voit-on qu'une grande œuvre humaine ait été jamais réalisée sans que se soit fait jour la passion d'agir par soi-même d'un homme de caractère ? Alexandre n'eût point conquis l'Asie, ni Galilée démontré le mouvement de la terre, ni Colombo découvert l'Amérique, ni Richelieu restauré l'autorité royale, ni Boileau posé les règles du goût classique, ni Napoléon fondé l'Empire, ni Lesseps percé l'istsme, ni Bismarck réalisé l'unité allemande, ni Clémenceau sauvé la patrie, s'ils avait ceder au conseils d'une basse prudence ou aux suggestions d'une lâche modestie. Bien plus, ceux qui accomplirent quelque chose de grand durent souvent passer outre aux apparences d'une fausse discipline. Ainsi Pélissier à Sebastopol, empochant les dépêches comminatoires de l'Empereur, pour les lire seulement quand l'affaire serait terminée. Ainsi Lanrezac, sauvant son armée après Charleroi en rompant le combat malgré les ordres reçus. Ainsi Lyautey, conservant tout le Maroc en 1914 en dépit des instructions supérieures.. Après la bataille navale du Jutland et l'occasion manquée par les Anglais de détruire la flotte allemande, Lord Fisher, premier Lord de l'Amirauté, recevant le rapport de l'amiral Jellicoe, s'écriait avec chagrin : « Il a toutes les qualités de Nelson, sauf une : il ne sait pas désobéir ! »
Il va de soi que les succès des grands hommes implique des facultés multiples. Le Caractère, si rien ne l'accompagne, ne donne que des téméraires ou des entêtés. Mais, inversement, les plus hautes qualités de l'esprit ne peuvent suffire. L'histoire nous présente cent personnage doués de plus rares talents, mais dont le manque de caractère l'œuvre de stérilité. Servant ou trahissant à merveille, ils n'y imprimèrent pas leur marque; considérables, ils ne furent point illustres.
Peu d'hommes ont, mieux que Sieyes, pénétré la théorie des institutions. Plein de projets, prodigues de conseils, siégeant sur les bancs des assemblées dans le temps même où la France nouvelle sortait de l'ancienne au prix d'une crise inouïe, qu'a-t-il accompli pendant les années révolutionnaires, « sinon d'avoir vécu »? M. Henry Joly, s'arrêtant à la carrière de Talleyrand et mettant en relief « la fécondités de vues, la sûreté du coup d'œil, l'ampleur des prévisions, la connaissances des hommes » que possédait ce diplomate, observe qu'il n'a rien fait de grand à une époque pourtant bien favorable et cite à ce sujet le jugement de Thiers : « Aimant à plaire, plus qu'à contredire, ayant des penchants plutôt que des opinions..., il n'avait pas le crédit d'un esprit ferme et convaincu. » Le général Trochu, renommé par ses contemporains pour son intelligence et son savoir, mêlé, jeune encore, aux grandes affaires dont il avait le sens et l'expérience, se trouva porté au faite du pouvoir à un moment décisif pour la patrie. Il ne lui manquait rien pour jouer un grand rôle national, sinon précisément l'audace de l'entreprendre et la fermeté de s'y tenir.
De l'autre coté de l'Atlantique, la révolte gronde contre le pouvoir, principal victime le sénat et le président qui ont saboté les projets de loi contre les produits dérivés et pour le retour au Glass-Steagall de Franklin Roosevelt.
Les américains se rebiffe contre les trahisons répétées de leurs responsables politiques, avec les plans d'austérités pour sauver Wall Street avec le plan de renflouement TARP, la soi disant réforme de la santé, puis la destruction de la NASA.
Une mobilisation massive dans la rue et dans les urnes mobilisent les américains contre les traites qui les gouvernent !
Nous devons nous inspirer du vent de défiance qui souffle d'Amérique pour mettre au défi nos responsables politiques ici ! Soit ils changent soit nous les remplaçons !
http://www.solidariteetprogres.org/article6668.html
http://www.solidariteetprogres.org/article6663.html
Viens me rejoindre sur mon groupe facebook Appel à constituer une Commission d’enquête sur la cause de la crise afin de proposer une alternative à la finance folle et à la folie de nos responsable politique.
David C.
Alors que les bourses chutent, que l'Euro est à l agonie, que les plans d'austérités se multiplie à travers l'europe, il serait sage de connaître les vrais raisons de l'augmentation de la dette !
Le bon sens commun voudrait que la dette soit du à trop de sociale, trop de santé, trop de services publiques, trop de fonctionnaires, trop de retraites. Nos responsables politique se font l'écho d'un tel message et mettent en œuvre des plans sensés répondre aux problèmes de la dette !
Mais tout ceci est une arnaque : L'arnaque de la dette !
Jusqu'au 3 janvier 1973, la Banque de France avait le droit d'émettre du crédit à très bas taux d'intérêt afin de financer les besoins de l'état et d'investir dans les projets d'avenir !
Mais sous prétexte d'inflation, le gouvernent Giscard Pompidou a cru bon empêcher la Banque de France de faire son travail en transférant de fait le pouvoir aux banques privés. Et oui depuis cette époque la France s'endette auprès des marchés financiers avec des taux d'intérêts élevés et c'est obligatoire pour tous les pays membres depuis Maastrich et les traités suivants!
En claire, ce sont les taux d'intérêts imposés sur la dette qui créer l'augmentation folle des dette publique !
L'alternative
Un retour au crédit publique productive, redonner le pouvoir au nation de battre monnaie afin de l'investir non dans les bulles spéculatives ou dans les jeux des casinos financiers mais bien dans l'économie physique au service de la population et du travail humain.
Nous devons remettre en cause plus de 30 ans de folie des taux d'intérêt
Si tu veux rejoindre la bataille pour changer le système économique rejoins moi sur mon groupe : http://www.facebook.com/group.php?gid=104166076293247&ref=ts
David C.
Nous ne devons pas céder au chantage injuste à la dette !
La dette de la France est injuste, elle n'est pas le résultat de trop de santé, trop de services publiques, trop de fonctionnaires, trop de retraites... Mais elle est bien le résultat de la destruction de l'économie physique, et le pillage des établissements bancaires avec de lourds intérêts composés sur la dette depuis la fin du crédit public productif de la Banque de France. La loi Giscard Pompidou du 3 janvier 1973 puis le traité de Maastrich interdit au gouvernement d'émettre de la monnaie et oblige de fait de s'endetter avec des taux d'intérêt aux banques privés !
Chaque jour nous subissons un bourrage de crane qui appelle les citoyens au bon sens avec de mensonges patentés, comment garder une retraite à taux plein si la population vieillie etc etc !
Nous devons sortir de la mentalité monétaire, la mentalité calculette, c'est bien la peine de faire de si grande étude pour apprendre à faire des divisions. Nous devons apprendre les principes de l'économie physique.
Une économie à taux plein d'emploi sans chômage ! Et oui c'est minimum avant de parler de rallonger le temps de travail !
Un retour à l'économie productive, et non une économie de financier et de commerce ! Une économie productive peut permettre de redistribuer les vrais fruits de la croissance physique. L'argent n'est pas un richesse, personne ne vit en mangeant des billets.
Ceci suppose de sortir de la logique de pillage de notre système actuelle.
La force publique et nos responsables politiques doivent reprendre la main sur les intérêts financiers, nous devons remettre en place la loi Glass Steagall à la Française afin de séparer les banques par activités. Les banques de dépôts séparer des banques d'affaire et des compagnie d'assurance afin de remettre les banques à leurs place, travailler pour faire vivre l'économie physique et non jouer l'argent dans la spéculation et les casinos financiers.
Citoyens, nous devons nous organiser pour mettre en place une alternative. Vous voulez vous battre pour connaître les agissements des intérêts bancaires et financiers alors rejoins moi sur facebook : http://www.facebook.com/group.php?gid=104166076293247&ref=ts
David CABAS
Courage Alexandra pour tes "formalités" administratives
Le nucléaire n’est pas une technologie donnée à un moment donné. Il s’agit de l’application continue de découvertes scientifiques nouvelles, créant une dynamique de production d’énergie supérieure aux précédentes en raison d’un flux de densité d’énergie beaucoup plus élevé par unité de surface et par opérateur, tout en assurant une sécurité quasi absolue. Cette dynamique permet d’élever au rang de ressources ce qui n’était auparavant que des éléments inutiles. Les réacteurs de la quatrième génération en sont une étape essentielle, qui convient particulièrement bien à des régions ayant des besoins immédiats mais plus modestes en énergie, pour garantir une source d’approvisionnement sûre, autonome et constante. C’est en France le cas de la Bretagne, pour laquelle cet accès est le seul moyen de désenclavement et d’autonomie accrue. Nous engageons donc ici le débat sur ce qui représente – ici et maintenant – la source d’énergie ouvrant les portes du futur dans les meilleures conditions possibles.
Les déboires de l’EPR d’Areva en Finlande, en France et sur les marchés d’exportation comme les Emirats arabe unis (qui ont préféré le projet sud-coréen, mieux adapté à leurs besoins), la décision d’EDF de prolonger de dix ans la vie de ses 34 réacteurs de 900 mégawatts, les coupures d’électricité en Bretagne, tous ces éléments posent de manière urgente le besoin d’accélérer le passage aux réacteurs nucléaires de quatrième génération, à l’étude un peu partout dans le monde depuis une trentaine d’années déjà !
Les travaux du Forum international Génération IV de l’Agence internationale de l’énergie atomique, regroupant neuf pays dont la France, et dont la mission est de sélectionner et de développer, à l’horizon 2030-2035, ces « réacteurs du futur », ont pris beaucoup de retard.
Si ces systèmes sont encore à l’état de simples concepts, c’est qu’ils ne sont pas la priorité des agences nationales de recherche comme le CEA, qui sont devenues de simples équipes de veille technologique en raison des coupes budgétaires dont elles sont victimes depuis des décennies. Quant aux chercheurs qui y travaillent, ils sont désabusés, démoralisés, et ont souvent perdu la foi dans le développement du nucléaire civil à grande échelle dans le monde.
D’autre part, la plupart des partenaires commerciaux participants, comme Areva avec son hypothétique projet de réacteur à haute température Antares, ont réduit leurs capacités de recherche pour se concentrer sur des objectifs à rentabilité immédiate comme l’EPR, ainsi que la production à grande échelle d’éoliennes inefficaces et très coûteuses, convenant uniquement aux pays riches et développés.
Heureusement, l’émergence de nouveaux acteurs comme l’Afrique du Sud, l’Inde et la Chine vient bousculer la donne. Leurs efforts pour développer rapidement des réacteurs de quatrième génération viennent casser la logique de cartel supranational, monopolistique et commercial des grands acteurs occidentaux.
La « quatrième génération » regroupe des concepts révolutionnaires et une grande variété de filières technologiques. Ici, nous allons nous concentrer en particulier sur deux programmes nationaux d’une importance stratégique pour l’humanité, et décrire le caractère concret de la recherche conduite dans le cadre de ces deux programmes.
Le Pebble Bed Modular Reactor (Réacteur modulaire à lit de boulets, PBMR) est né de la volonté de la compagnie nationale d’électricité sud-africaine ESKOM de construire des réacteurs nucléaires de taille modeste pouvant s’adapter à la demande des pays en voie de développement et ne pouvant absorber des sauts de 1000 MW ou plus dans la génération et la distribution d’électricité.
Commencé en 1995, le PBMR s’inspire du réacteur de recherche AVR construit en Allemagne dans les années soixante-dix et quatre-vingt, mais abandonné par la suite. Il s’agit d’un réacteur de 165 MWe (e pour électrique) et de 400 MWt, (t pour thermique, montrant pourquoi il est avantageux, lorsqu’on le peut, d’utiliser la chaleur directement à des fins industrielles). Pour la première fois dans l’histoire de l’industrie nucléaire, il sera construit en série, dans une usine spécialement conçue à cet effet. Les modules seront produits dans de brefs délais et à un coût bien plus abordable que les réacteurs actuels, et pourront être livrés par voie maritime partout dans le monde. Le délai entre le passage de la commande et la mise en ligne ne dépassera pas deux ans.
La construction d’un premier module de démonstration devrait démarrer d’ici quatre ou cinq ans, après des travaux de mise au point soignés, suivie des premiers réacteurs commerciaux avant 2020.
Outre la fabrication à une échelle industrielle et en série, le PBMR présente deux autres aspects révolutionnaires.
D’abord sa sécurité « intrinsèque », en raison des boulets qui constituent son combustible. Ceux-ci contiennent des microbilles d’uranium enrichi enrobées de carbure de silicium et de carbone pyrolytique, puis rassemblées avec du graphite pour former des sphères de la taille d’une balle de tennis, enveloppées dans une coquille de céramique pouvant soutenir des températures extrêmement élevées.
Dans les réacteurs classiques, fonctionnant à des températures avoisinant les 350°C, le combustible est contenu dans des gaines de zirconium en forme de grand crayon, qui ne peuvent soutenir des températures de plus de 700°C sans se déformer. Il existe toujours un risque, quoique faible et bien maîtrisé, que les réacteurs classiques entrent en surchauffe suite à une perte du liquide agissant à la fois comme réfrigérant et modérateur de la réaction nucléaire, et que la température dépasse alors les 700°C, même si la réaction s’est entre-temps arrêtée. La déformation des « crayons » de combustible pourrait, quoique que ce soit hautement improbable, conduire à une reprise de la réaction et à un emballement du réacteur.
Dans le cas des réacteurs à lit de boulets, à sécurité dite « intrinsèque », ce risque est nul, car la mise en œuvre d’un principe de moindre action découlant d’une maîtrise supérieure des lois de la physique ne demande aucun mécanisme supplémentaire, ni aucune intervention active de l’homme.
Les boulets recouverts de céramique sont conçus pour résister sans déformation à des températures largement au-dessus de celle que pourrait atteindre le réacteur (1600°C) en cas d’incident. Lorsque la température augmente de façon excessive, la réaction s’arrête automatiquement, et le réacteur est conçu pour dissiper la chaleur accumulée de manière naturelle et plus rapidement que dans les réacteurs classiques. Ainsi, le risque d’emballement de la réaction est éliminé à la source.
Autre élément significatif, l’hélium utilisé pour extraire la chaleur au cours de la réaction (pour générer soit de l’électricité, soit de la chaleur à usage industriel) est un gaz inerte, ne pouvant pas se combiner chimiquement aux autres éléments présents dans le cœur du réacteur et ne pouvant, par conséquent, provoquer des réactions non souhaitées.
Soulignons ici que l’EPR d’Areva est à cet égard une « véritable usine à gaz », car plusieurs mécanismes de sécurité ont été empilés – pour des raisons de rentabilité financière immédiate – sur une technologie déjà ancienne, basée sur des principes physiques de première ou de deuxième génération.
Le deuxième atout du PBMR est lié à sa haute température de fonctionnement et à l’utilisation de l’hélium comme réfrigérant, au lieu de l’eau lourde ou sous pression normalement utilisée aujourd’hui. L’hélium permet de travailler à des températures bien plus élevées que dans les réacteurs conventionnels, conduisant à un meilleur rendement lors de la conversion de l’énergie thermique en électricité et ouvrant la voie à de multiples usages industriels de la chaleur. Cette chaleur sera directement utilisable dans la pétrochimie, la transformation des matières premières, le dessalement de l’eau de mer et, à terme, la production d’hydrogène à grande échelle, lorsque nos sociétés seront prêtes à basculer dans l’ère de l’hydrogène pour les transports individuels.
La conception du PBMR intègre déjà ces multiples usages de la chaleur. Trois modèles de taille et de forme identiques seront déclinés dans une gamme comprenant :
Le PBMR est maintenant dans sa phase finale de conception. Seize sphères de combustible ont déjà été fabriquées en Afrique du Sud puis envoyées en mars 2009 en Russie pour être testées dans des conditions d’irradiation réelle. Les analyses devraient être bientôt terminées. Deux complexes permettant de tester les conditions de transfert de la chaleur à haute pression et à haute température, associées à l’utilisation de boulets de forme sphérique, ont été construits en Afrique du Sud en août 2006 et en juillet 2007, et le programme d’essai devrait bientôt arriver à son terme. Un autre complexe permettant d’étudier le comportement de l’hélium dans les échangeurs, le système de manutention des éléments de combustible, ainsi que le futur système de contrôle du réacteur, est en opération depuis avril 2007.
Des études avancées sont déjà en cours pour l’usage de la chaleur dans les sables bitumineux de l’Alberta, au Canada, ainsi qu’avec la société sud-africaine Sasol pour la fabrication de combustibles synthétiques à partir de charbon. Aux Etats-Unis, PBMR est partenaire d’un consortium industriel mené par Westinghouse, à qui un contrat a été accordé par le Département de l’énergie pour une étude sur la production d’hydrogène.
Le grand avantage du thorium, situé deux cases à gauche de l’uranium dans le tableau périodique des éléments, est qu’il est disponible dans la nature en quantités beaucoup plus grandes que celui-ci. Il est trois fois plus abondant que l’uranium et, si on prend en compte que seule une faible partie de l’uranium naturel est fissile, c’est-à-dire l’uranium 235 constituant 0,71% du total, cela signifie que l’abondance relative du thorium est encore bien plus grande.
Le principal minerai de thorium est la monazite, un phosphate de thorium et de terre rare. On le trouve sous forme de grands gisements en Bretagne, en Australie, en Inde et en Turquie. On trouve également de la monazite à forte teneur en thorium en Afrique, en Antarctique, ainsi qu’en Amérique du Nord et du Sud.
Le thorium 232 est un isotope fertile : en absorbant un neutron, il se transmute en thorium 233, qui se désintègre ensuite en protactinium 233, puis en uranium 233, un isotope fissile comme l’uranium 235, mais totalement absent dans la nature.
L’effort de recherche le plus consistant, aujourd’hui dans le monde, dans la mise en œuvre de combustibles nucléaires de substitution comme le thorium, est lié au programme lancé en 1957 par Homi Jehangir Bhabha, le père du programme nucléaire indien. (Ici avec Nehru à gauche)
Bhabha faisait remarquer qu’en raison des faibles ressources en uranium de son pays, du coût et de l’effort technique associés à l’enrichissement de l’uranium, il serait préférable pour l’Inde de mettre en œuvre un plan en trois phases : la première consisterait à importer et à améliorer en interne des réacteurs à eau lourde fonctionnant entièrement avec de l’uranium naturel, c’est-à-dire non enrichi en uranium 235. Le plutonium récupéré dans les éléments de combustible usé permettrait ensuite, au cours de la deuxième phase, de construire des surgénérateurs capables de convertir en plutonium 239 l’uranium 238 restant dans les combustibles usés engendrés au cours de la première phase, ou bien celui contenu dans l’uranium naturel, et par conséquent d’ »allonger » les faibles réserves du pays. C’est pourquoi on les appelle surgénérateurs, car ils permettent de produire plus de noyaux fissiles qu’ils n’en consomment, en l’occurrence du plutonium. La troisième phase consisterait à développer une nouvelle génération de surgénérateurs capables de convertir les nombreuses réserves de thorium indiennes en uranium 233.
Pour Bhabha comme pour les autres pères de l’indépendance indienne, la question de l’autosuffisance énergétique était primordiale, de même que celle de l’autosuffisance alimentaire à l’origine de la révolution verte des années soixante. Il s’agissait pour ce pays de se libérer le plus complètement possible de l’emprise coloniale à laquelle il avait été assujetti depuis plus d’un siècle, et la liberté passait en outre par le progrès scientifique et technologique, une chose qui n’est guère plus comprise aujourd’hui en Occident, où l’on confond allègrement progrès scientifique et scientisme.
L’Inde possède maintenant dix-huit réacteurs à eau lourde pressurisée fonctionnant à l’uranium naturel, dont quatorze unités d’une capacité de 220MWe largement dérivées du modèle canadien CANDU, et deux d’une capacité de 540MWe, de conception entièrement indienne. La maîtrise de ce type de réacteur et du processus de recyclage du combustible usé montre que la première phase a atteint sa pleine maturité. La voie est ouverte pour la production du plutonium 239 nécessaire à la deuxième phase.
Avec la mise en route de son surgénérateur d’essai le 18 octobre 1985 à Kalpakkam, l’Inde est entrée dans la deuxième phase de son programme. Le pays fait maintenant partie du club d’élite des nations ayant développé la filière surgénératrice : les Etats-Unis, la France, la Russie, le Royaume-Uni et le Japon. D’une capacité de 40MWe et refroidi au sodium, le réacteur s’inspire du surgénérateur français Rhapsodie, mais modifié et entièrement construit avec des moyens indiens.
Forte de son expérience acquise, l’Inde se prépare à terminer cette année un surgénérateur prototype de 500 MWe, également refroidi au sodium, complétant ainsi la deuxième phase, celle des surgénérateurs, et ouvrant le passage à la troisième, celle du thorium. Dévoilé à la communauté scientifique internationale en juin 2007 à Istanbul, un deuxième grand surgénérateur de conception révolutionnaire, le FTBR (Fast Thorium – ou Twin – Breeder Reactor), d’une puissance de 600 MWe, capable de fertiliser à la fois de l’uranium 238 et du thorium 232, est en phase de planification avancée. Il constituerait à proprement parler un réacteur de quatrième génération, tant par la pleine maîtrise d’un prototype dans un contexte d’exploitation commerciale de la filière surgénératrice refroidie au sodium, que par le passage au thorium comme combustible de substitution.
Ainsi, par son utilisation du plein potentiel de l’uranium naturel comme matière première et l’introduction du thorium comme nouveau combustible, l’Inde s’apprête, après l’abandon de Superphénix et de la filière surgénératrice par la France en 1997, à ouvrir une nouvelle ère pour l’humanité, marquée par une énergie électrique abondante, permettant de préparer la transition vers la fusion nucléaire contrôlée.
Ici aussi, le PBMR pourrait ouvrir de nouvelles possibilités, car le carbone-14 accumulé dans les boulets de graphite et d’uranium pourrait être éliminé par des bactéries grâce à la « bioséparation des radio-isotopes », et le combustible régénéré pour réutilisation ultérieure. Des recherches en ce sens sont présentement en cours en collaboration avec l’Université de Pretoria.
Notons également qu’un groupe d’experts désignés par la Société nucléaire nationale de Chine (CNNC), a récemment publié un rapport suggérant l’acquisition de réacteurs canadiens CANDU EC6 pour être utilisés avec du thorium.
Cette deuxième piste serait basée sur la filière à neutrons lents, à l’opposé des surgénérateurs indiens à neutrons rapides. La Chine entend, elle aussi, exploiter ses nombreuses réserves de thorium.
Une fois ces deux familles de réacteurs en opération, la barrière sera franchie et de nombreux projets de quatrième génération verront le jour, combinant le réacteur à haute température sud-africain au surgénérateur U238/Th232 indien – ce qui ne devrait pas être très difficile car le PBMR sud-africain est également inspiré, en plus de l’AVR, du THTR (Thorium High-temperature Reactor) allemand – puis introduisant des combustibles sous des formes nouvelles, comme les sels fondus, et autres innovations largement inconnues du grand public.
Il est grand temps que la France recouvre son esprit pionnier dans ce domaine et se mette sérieusement au travail, en développant, comme en Afrique du Sud ou en Inde, un modèle de référence de la quatrième génération devenant rapidement opérationnel.
Benoit Chalifoux
En savoir plus sur la campagne des élections régionales de Bretagne, Phare du nouveau monde sur : bretagne.solidariteetprogres.org
Comme le notait un commentateur de France Inter : s’il n’y avait pas eu l’explosion du volcan en Islande, l’affaire Goldman Sachs (GS) aurait fait largement la « une » de toute la presse. Car il y a matière et les cendres sont
chaudes.
Depuis vendredi 16 avril 2010, la Security and Exchange Commission (SEC), le gendarme des marchés outre-atlantique, créée sous le président Franklin Delano Roosevelt, a déposé une plainte civile pour fraude contre la banque d’affaires la plus puissante du monde et contre un de ses traders chargé des produits structurés, un jeune centralien français, Fabrice Tourre, directeur exécutif de GS Londres.
Déjà soupçonnée d'avoir accéléré la chute de la banque Lehman Brother et de l'assureur AIG, d'avoir aidé la Grèce à maquiller ses comptes pour entrer dans l'union européenne et pointée du doigt pour ses bonus records, la banque américaine Goldman Sachs essuie un nouveau scandale.
Ces divers révélations commencent à délier les langues et le malaise s'étend au-delà des États-Unis, ainsi en Europe, l'autorité des services financiers britannique (FSA) comme la Bafin, l'organe de régulation financière allemand, ont annoncé avoir lancé des investigations pouvant déboucher sur une possible plainte contre Goldman Sachs.
Vers un nouveau Breton Woods et le Glass-Steagall
Ce nouveau scandale bancaire, nous rappelle l'urgence d'agir politiquement afin de répondre efficacement à l'effondrement du système bancaire et monétaire internationale.
Suite à la crise de 2008, ainsi que la dégradation de la situation économique de notre pays ( destruction d'entreprises, destruction d 'emplois, augmentation de la dette souveraine...). Il est inacceptable de continuer à constater qu’une exception soit faite en faveur des excès d’une profession.
La responsabilité de nos hommes politiques est de défendre l'intérêt général et le bien commun contre l'empire fou de la finance et des marchés. Nous devons retrouver notre souveraineté économique afin de pouvoir financer les besoins de notre population avec une banque nationale et du crédit productif public, en demandant un nouvel ordre économique international avec un Nouveau Bretton Woods ainsi qu'un retour à Glass-Steagall , afin de séparer les banques de dépôts, des banques d'affaires et des assurances, pour ramener les banques à leur métier, prêter de l'argent afin de soutenir l'économie physique et non de se gaver sur le casino des marchés financiers de la City de Londres ou de Wall Street de New York.
Nous devons sauver les gens et non les marchés !
Depuis plus d'un an, le mouvement politique Solidarité et Progrès propose aux citoyens de prendre position en signant la pétition : « Appel à constituer sans délai une Commission d’enquête parlementaire sur la crise financière » à l'image de la comission Pécora ordonné par Franklin Delano Roosevelt afin de déterminer les causes de la grandes dépression de 1929 ainsi que d’exposer, aux yeux de tous les citoyens amériacains, l’emprise mafieuse des intérêts financiers de son temps sur la République américaine, afin d’ouvrir la voie au véritable changement de système économique : Le New Deal.
Citoyens ! Nous devons refuser la tyrannie des banques, nous devons donc exiger une telle commission aujourd'hui !
Les premières mesures du « Plan LaRouche » pour sauver l’économie américaine
Nouveau Bretton Woods, un enjeu de civilisation !
Face au krach, des boucliers et des épées pour la République
Chronologie : La bataille pour un Nouveau Bretton Woods
Krach 1995 - 2008 :
Dire la vérité au peuple
Mars 2005
Non à la France Sarko-Maso

Juin 2007
Non à la France Sarko-Maso
Mettons l'Eurasie en chantier

Mars 2008
Nous savons comment remplir votre caddie

Juillet 2008
Nous savons comment remplir votre
réservoir

Juin 2009
Braquons les canons
contre la finance folle
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